Pour dire l’évanescence et la non-permanence des êtres et des choses, Farid Ferragui a choisi d’intituler son nouvel album, qui vient tout juste de paraître, «L’étoile filante».

Farid Ferragui qui s’est longuement et volontairement «enfermé» dans les serres de l’amour souvent inextricable, a fini par changer le fusil d’épaule. Il vire de plus en plus vers une sorte de spiritualité dans ses oeuvres de ces dernières années. Un processus évident de maturation qui ne fait que confirmer le talent d’un artiste adulé par ses fans même s’il les fait souvent pleurer en remuant interminablement le couteau dans des plaies difficiles à cicatriser.
Farid Ferragui rebondit après un dernier album sorti en 2012. Il a fallu trois ans et même plus pour écrire et composer les six chansons de ce nouvel album intitulé «L’étoile filante». Farid Ferragui a longuement réfléchi et travaillé pour accoucher de ces six nouveaux titres où la part du lion n’est pas consacrée cette fois-ci, et pour la première fois, à l’amour mais plutôt à la mort. Et pour cause, le chanteur à la sensibilité à fleur de peau a perdu sa mère il y a quelques mois. La vie a complètement changé de visage. Il ne voit plus la vie de la même manière après avoir vécu plus de 60 ans. Car l’être le plus cher n’est plus. La vie peut-elle avoir un sens ou du moins garder le même sens une fois notre mère partie pour ne plus revenir? C’est cette question qui n’a pas cessé de triturer les méninges de Farid Ferragui pendant plus d’une année. Il chante alors un thème qu’il a eu souvent à évoquer dans plusieurs albums tout au long de sa carrière. Mais avec une tout autre veine qui ne ressemble en rien aux précédentes.
«Mon nouvel album était fin prêt à être édité avant la fin de l’année 2013. Puis ma mère est décédée. J’ai alors mis du temps à faire mon deuil et surtout à écrire les deux chansons que je lui dédie dans ce nouvel album. J’ai supprimé deux anciennes chansons qui devaient y figurer et je les ai remplacées par cet hommage posthume», nous confie l’artiste qualifié longuement et à juste titre de chantre de l’amour. Farid Ferragui revient dans ces deux chansons dédiées à sa défunte mère en décrivant comment il a vécu toutes les étapes ayant succédé à cet événement douloureux. Il décrit alors avec ses vers élaborés, d’abord les moments marquants où sa mère était vivante, puis Farid Ferragui, sans doute la mort dans l’âme, chante le moment du décès, l’enterrement ainsi que le retour au village après l’enterrement et pour la première fois, la mère absente. Et pour toujours.
«Quand je revois tous ces moments, il est difficile de réaliser qu’il s’agit de la réalité. C’est comme si tout ça n’était qu’un rêve», ajoute Farid Ferragui. Ce que ce poète et chanteur regrette le plus, comme beaucoup d’Algériens de sa génération, c’est le poids des tabous qui empêche l’homme de dire «je t’aime» à sa mère. De la serrer très fort dans ses bras. «Les traditions nous ont privés de sentiments et je dénonce ça également dans mes nouvelles chansons. Nous devons changer de comportement par rapport à nos enfants en les encourageant à exprimer leur affection.
Me concernant, et malheureusement, ce n’est que dans ces chansons que j’ai enfin pu dire à ma mère ce que je ne lui avais jamais dit de mon vivant à cause des traditions», explique Farid Ferragui. En plus de ces deux chansons phares, le nouvel album de Farid contient aussi quatre autre titres. Il s’agit de Itri arugal, I-ttlam wahdi, E-cciv et Netsradju. Dans ce dernier titre, Farid Ferragui, en tentant d’écrire une nouvelle chanson, s’est retrouvé inconsciemment en train de réécrire carrément une ancienne oeuvre parue dans les années 1990. Il a alors saisi ce retour en arrière pour écrire une nouvelle chanson à partir d’une ancienne. Et le résultat, nous assure le poète, le satisfait amplement. Notre interlocuteur insiste beaucoup sur la chanson Itri Arugal dont l’album porte l’intitulé. Il précise qu’il s’agit d’une chanson très profonde voire spirituelle avec des relents philosophiques qui évoquent des questions existentielles et des interrogations, souvent sans réponses, sur le sens d’une vie où tout s’évapore et s’évanouit avec une rapidité insaisissable. Une autre chanson relève du genre sociopolitique, conclut Farid Ferragui.

Source : lexpressiondz.com

Tizi-ouzou, 22 décembre 2015 – Le chanteur populaire Taleb Rabah est décédé mardi 22 décembre et une cérémonie d’Adieu de plusieurs heures a été organisée à la maison de la culture où a été exposé son corps mortuanire, en présence de membres de sa famille mais aussi d’un public venu en nombre lui rendre hommage.
Dans le public on a noté la présence de nombreux artistes (Ali Meziane, Taleb Tahar, entre autres, des poètes, des hommes de culture en général dont le directeur de Radio Tizi-ouzou mais aussi des hommes politiques, des maires (celui d’Imsouhal Ghanem Hocine et de Tizi-ouzou, Ouahab Ait Menguellet ), des députés (Tayeb Mokadem et Said Lakhdari), des élus de l’APW dont son président Hocine Haroun et ses vice présidents, Klaleche mohammed, OUGUEMAT Kamel et FARSI Saïd.
Ould Ali El Hadi, le ministre de la jeunesse et des sports s’est déplacé également à Tizi-ouzou. Il a été accompagné à la maison de la culture par le Wali, Brahim Merad.
La dépouille mortelle de Taleb Rabah a pris ensuite la diréction vraisemblablement de son village, Tizit, à Aïn El Hammam dans la wilaya de Tizi Ouzou, où il est né il y a 85 ans. Nous n’avons pas pu la confirmer dans l’immédiat.
Taleb Rabah qui a un riche répértoire a publié il y a trois ans un album de chants religieux et d’adieu au titre :  »Rebbi Ath Nahmed (On remercie Dieu) ». L’album produit par Les éditions Izem comprend 4 chansons dans le pur style de Taleb Rabah, c’est-à-dire une musique mélodieuse avec des paroles qui vont droit au coeur. Toutefois, l’on relévera que la voix de l’artiste semble quelques part diminuée. « Astaghfir Allah (Pardon mon Dieu), Rebbi Ath Nehmed (On remercie Dieu), »Wouzileth Atas (La vie est trop courte) » et Esslam Allah (Le Salut de Dieu) sont les quatre chansons de l’album par lesquelles Taleb Rabah, qui a bercé par ses innombrables succès plusieurs générations d’amoureux de la chanson kabyle classique, voulait quitter la scène artistique et la vie, lui qui est très croyant (musulman). L’oeuvre du chanteur avait été rééditée il y a quelques années en 16 volumes (cassettes). Né en 1930 à Tizit (Ain El-Hammam), Taleb Rabah s’est distingué au cours de sa longue carrière par une riche création de chansons de type traditionnel. Il a entamé la réalisation de son oeuvre à partir de 1958, accumulant des tubes traitant de la vie sociale et des valeurs de la société en général. « Avava rabi akyarham (paix à ton âme, père », » lfouk zith d’ilmasbah (la chandelle n’a plus d’huile) « , « mathachfam (vous souvenez vous) » et « tnadigh ahazahriw (je cherche ma chance) », sont quelques uns des tubes de chansons que le public continue à apprécier pour aussi bien les bonnes paroles que leurs mélodies.(BMS)

Belkacemi Mohand Said – 0772.13.88.88 – [email protected]
Site – http://kabylienews.livehost.fr

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Le chanteur Taleb Rabah, une icône de la chanson kabyle, natif du village Tizit dans la commune d’Illilten (Tizi Ouzou), est décédé mardi, à l’âge de 85 ans, a-t-on appris auprès de la Direction locale de la culture. La nouvelle de sa mort s’est vite répandue parmi ses fans, ses amis et la famille artistique, suscitant une grande émotion parmi ces derniers qui ont afflué, nombreux, vers son domicile familial sis à la nouvelle ville de Tizi Ouzou (cité 2 000 Logements) pour lui rendre un dernier hommage, a-t-on constaté. Sa dépouille sera ensuite transférée, en milieu d’après-midi, vers la Maison de la culture Mouloud-Mammeri pour un dernier adieu à l’un des chanteurs ayant glorifié la Guerre de libération nationale, a-t-on appris de la Direction de la culture, qui a informé que l’enterrement de l’auteur de l’emblématique Wessan n’ni aura lieu demain (mercredi) au village natal, Tizit. Taleb Rabah est né en 1930. A l’âge de 20 ans, il quitte sa région pour un voyage en France où il s’intéresse à la musique et au chant et fréquente le milieu artistique avant de se lancer dans la chanson en 1955, en participant à l’émission de chanteurs amateurs à Radio Paris, dirigée alors par Amraoui Missoum, avant d’entamer sa carrière professionnelle. Il figure parmi les plus grands compositeurs de la chanson kabyle des années 1960 et 1970 avec Slimane Azem, Cheikh El-Hasnaoui, Akli Yahyiatène et Chérif Kheddam. Parmi ses succès, on notera Tnadigh ghef zzehri-iw, A yaqjun kecc d arfiq-iw, A lfenn ou encore Yekfa nnif. Son style a inspiré plusieurs vedettes de la chanson moderne dont Lounis Aït Menguellat, qui s’en réclame d’ailleurs fièrement. De son côté, Taleb Rabah, dans une de ses dernières chansons, a rendu hommage à son «élève» en qui il voyait l’héritier de son art.
R. M.

AlgeriePatriotique.com

Suite à une publication du site kbmusique sur leur page Facebook à propos d’une nouveauté d’envergure :

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La Dépêche de Kabylie : Racontez-nous le début de votre carrière…

Ahmed el Hadi : (Avec un long soupir) Cela remonte à une cinquantaine d’année. Comme pour la plupart des chanteurs de l’époque, mon apprentissage s’est fait avec les amis du village. A l’âge de 12 ans j’écrivais des poèmes, je savais déjà jouer de la flûte et j’essayais de titiller les fils de la guitare de fortune que j’ai moi-même confectionnée. J’ai toujours été attiré et impressionné par les chansons de Chérif Khedam, Slimane Azem et par les produits de tous les anciens de la chanson kabyle à qui je rends un grand hommage. Mon apprentissage s’est fait petit à petit. En juillet 71, je suis passé à la chaîne 2 dans l’émission Ichenayène ousekkales (Les chanteurs de demain) avec une chanson dont je me souviens encore, elle s’intitulait Zewdjagh Renough. J’ai encore continué à travailler dans le cadre de l’association la jeunesse FLN (l’ancêtre de l’UNJA), une association qui disposait de beaucoup de moyens. Avec quelques amis, nous avons même constitué un groupe musical qui animait les fêtes locales et nationales, lorsque l’on faisait appel à nous. Mais le groupe n’a pas fait long feu et chacun est parti de son côté. Cela ne m’a pas découragé, puisque j’ai poursuivi mon apprentissage.

Parlons de votre première cassette…

Ma première cassette est sortie en France en 1983. Elle comprenait 8 chansons toutes dans le style Kabyle traditionnel. Une œuvre qui a bien marché en France. L’album n’est pas sorti en Algérie car l’éditeur avait des problèmes avec la justice française. Un éditeur qui a truandé plein de chanteurs, dont moi même. En 1984, de retour au pays, j’ai pris attache avec feu Chérif Khedam qui m’a vraiment aidé. J’avais fais un enregistrement au studio Jugurtha d’Azazga que j’ai remis en mains propre à Dda Chérif qui à son tour l’a transmis à la commission d’écoute qui a fini par l’accepter et le diffuser sur les ondes de la radio. L’enregistrement est aussi diffusé par la radio locale depuis sa création.

Depuis 84, c’est le silence radio… pourquoi ?

Ce fut une longue traversée du désert. Pourtant je produisais toujours mais sans pouvoir éditer. Mon travail d’enseignant prenait presque tout mon temps. Les moyens d’un enseignant étaient limités. Les meilleurs d’entre nous arrivaient juste à nourrir leurs enfants. En plus, les moyens techniques n’étaient pas disponibles en Algérie, il fallait se rendre en France et acheter des devises, ce qui n’était pas dans mes cordes alors j’ai dû patienter et attendre des jours meilleurs qui ont malheureusement tardé à venir. 10 ans après, mes plus proches amis ont su que j’avais un répertoire très riche mais que je n’avais pas les moyens pour les éditer, c’est alors qu’ils ont proposé de me soutenir. En 2012, je suis rentré au studio pour l’enregistrement de cet album qui vient de sortir. Un album dans le style Kabyle classique. Il contient 9 chansons qui traitent du quotidien, de l’amour, du printemps noir, de la déchirure et de la déception. Selon les échos qui me sont parvenus, le CD se vend bien et les jeunes de la région sont enchantés. Nous ferons de notre mieux pour faire plaisir à nos fans et surtout honorer la chanson Kabyle.

Justement quelle lecture faite vous du niveau actuel de la chanson Kabyle ?

La chanson Kabyle a été gâtée par le passée car les anciens chanteurs et ses fondateurs à l’image de Slimane Azem et Chérif Khedam, pour ne citer qu’eux, ont fait du si beau travail qu’il est difficile de les égaler. De nos jours, il y a du bon et du moins bon. Les jeunes chanteurs doivent faire des efforts et cela commence par les études. La musique et la poésie ça passe par l’école et le sérieux. Ceux qui sont moins bons peuvent réussir mais ils devront se donner à fond pour être à la hauteur de la chanson Kabyle et pour l’honorer comme l’ont fait les anciens artistes. L’Etat aussi doit construire plus d’écoles, plus de maisons de jeunes, plus d’infrastructures culturelles pour permettre aux artistes de se former et d’acquérir les qualités et les compétences requises. Le vrai apprentissage ne se fera ni dans les cafés, ni dans les fêtes et encore moins dans la rue.

Nous vous laissons le soin de conclure…

D’abord, un grand merci à votre quotidien qui m’a ouvert ses pages pour m’exprimer et surtout pour l’intérêt qu’il accorde aux chanteurs et aux artistes. Ensuite, je tiens à remercier tous les jeunes de Mechtras pour l’accueil réservé à mon album et pour le respect qu’il me témoigne. Je n’oublierai surtout pas de dire un grand merci aux amis qui m’ont aidé car sans leur apport cet album n’aurait pas vu le jour. Je remercie aussi le groupe musical du studio qui a fait du beau travail. Je promets à tout le public de mettre sur le marché d’autres œuvres plus raffinées qui feront honneur à la chanson Kabyle. Nous lançons aussi un appel aux autorités du secteur de la culture en vue de nous faire participer aux galas et aux fêtes nationales pour justement pouvoir mettre d’autres produits sur le marché. Pour terminer, je lance un appel aux jeunes artistes d’éviter les sentiers battus de la médiocrité.

Pour écouter l’album de Ahmed El Hadi

Entretien réalisé par Hocine T pour La Dépêche de Kabylie

n-IDIR-ET-AZNAVOUR-large570Le chanteur algérien d’expression kabyle Idir a annoncé le 26 octobre à Alger la sortie prévue pour 2016 d’un nouvel album de douze titres dont des duos avec des grands noms de la chanson française.

Invité en compagnie de Lounis Ait Menguellet, autre chantre de la chanson kabyle, au 2e salon de la créativité organisé par l’Office nationale des droits d’auteurs et droits voisins (Onda), Idir a expliqué lors d’une conférence de presse tenue à cette occasion, que sa présence était motivée par le souci de « soutenir » l’Onda dans son action en faveur de l’expression artistique, appelée à aller vers « plus de changement », selon lui.

Idir qui a sorti en 2013 « Adhrar innu » (Ma montagne), un CD comprenant onze titres, s’associera dans son prochain opus à Charles Aznavour qui chantera en duo et « en Kabyle » avec lui sur la musique de « La Bohême », un des plus grands succès du chanteur français qui fêtera bientôt ses 92 ans.

Dans un autre duo, Idir, Hamid Cheriet, de son vrai sera accompagné de Francis Cabrel, autre grand interprète, auteur et compositeur de la chanson française, qui devrait porter un autre texte en Kabyle dans le nouvel album dont le titre n’a pas été dévoilé.

Plusieurs autres chanteurs berbérophones seront également présents aux côtés de Idir à travers une dizaine de chansons de l’album.

L’interprète de la fameuse chanson « Avava Inouva », traduite en 20 langues étrangères, a salué la nouvelle scène algérienne qui, selon lui, compte « de plus en plus de jeunes talents » dans la chanson, estimant qu’il avait la chance d’appartenir à une « génération porteuse », à une « époque où il fallait s’affirmer » dans son identité culturelle.

A une question de savoir les raisons de sa longue absence de la scène en Algérie, son dernier gala ayant été donné en 1979 à Alger, Idir a répondu qu’il était avant tout un « artiste porteur d’une identité et de valeurs ».

« M’inviter uniquement pour les belles mélodies que je compose sans tenir compte de la culture dont je suis issu relèverait de l’inacceptable », a-t-il dit dans une allusion à à ses positions connues en faveur de l’officialisation de Tamazight.

Sa non participation à la manifestation Constantine capitale de la culture arabe, Idir aussi bien que Aït Menguellet ont donné leurs explications. Pour les deux chanteurs kabyles, l’identité amazighe de la ville a été occultée.

Idir a, cependant, précisé que « d’abord je n’avais pas envie d’y participer. Mais ce n’est pas parce que je déteste Constantine. Au contraire, c’est une belle cité, un haut lieu culturel. Ce qui m’a gêné c’est l’idéologie sous-jacente qui existe derrière ce thème‘Constantine, capitale de la culture arabe’. Si on l’avait organisé à Dubaï ou ailleurs, j’aurais peut être participé d’un point de vue artistique. Il n’y a pas une culture arabe, mais des cultures arabes. Donc à ce niveau, il y a un contexte idéologique qui veut éliminer beaucoup d’autres choses ». Il ajoutera « Je n’aime pas qu’on vienne me faire participer à une idéologie aussi fausse. L’acception ‘être Arabe’ veut dire littéralement c’est un habitant de l’Arabie Saoudite. Et, par extension, tous les pays où l’on parle arabe. Mais je ne veux pas entrer dans ce jeu-là parce que je suis Berbère, méditerranéen, francophone et arabophone car je comprends et je parle arabe. Mais fixer cette arabité comme étant le pôle d’intérêt unique, je ne suis pas d’accord. J’accepte la culture de mon pays, quelle que soit la langue qui l’exprime. L’histoire de l’Algérie est commune ou morcelée. Sinon, on ne s’en sortira pas. »

Le chanteur a souligné, toutefois, que malgré cette absence, il a toujours représenté l’Algérie « dignement » partout où il s’est produit dans le monde. Tamazight est reconnue langue nationale depuis 2002.