Lani Rabah 2011

Lani Rabah 2011

Après une longue absence sur la scène artistique, Lani Rabah a retrouvé samedi 1 janvier son public à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

Lani Rabah est un jeune auteur compositeur qui a su se faire apprécier d’un large public, notamment les jeunes. Sa poésie sensible, sa voix douce et profonde mais aussi ses ½uvres tristes et touchantes ont fait de lui un artiste peu commun. Ses chansons inspirées d’une tristesse très douce ont fait son succès.

Lani Rabah était très content de retrouver son public après une longue absence.

D’ailleurs, le public le lui rend bien ! La salle des spectacles était archi complète. Le public a vivement exprimé sa joie de retrouver ce jeune chanteur kabyle. Lani Rabah explique son absence par les conditions régionales et nationales que connais notre pays. La violence terroriste, le banditisme… sont des situations défavorables à l’animation artistique, explique-t-il.

Par ailleurs, Lani Rabah qui s’est marié après la sortie de son dernier album en 2008, est actuellement père d’une petite fille. Ce jeune artiste prépare actuellement un nouvel album qui sera disponible sur les marchés à partir du mois d’avril 2011.

Le nouvel album du chanteur kabyle, Youcef Guerbas 2011, sera sur les étals ce dimanche 29 mai.  Intitulé Lehdiya Iyededjid, l’album édité chez Solfège est composé de huit titres.

Abordant, comme à ses habitudes, des thèmes sociaux et d’amour, Youcef Guerbas a mis deux longues années pour peaufiner cette oeuvre.  Lehdiya Iyededjid (le présent que tu m’a offert), le titre phare de cet album est le prolongement de l’histoire de la chanson culte de l’artiste intitulée Mazal Lehdiyam Ghouri (je garde toujours ton présent) qui a fait un tabac lors de sa sortie il y a quelques années. C’est d’ailleurs la chanson qui fait office de marque de fabrique de Youcef Guerbas. Reprise par plusieurs autres artistes, à l’instar de Aït Hamid, cette chanson qui raconte une histoire d’amour personnelle, trouve une suite dans le nouvel album. Guerbas, ne semble pas oublier le cadeau mystérieux de sa dulcinée pour en faire un véritable feuilleton à l’eau de rose à travers les deux chansons interprétées.

youcef guerbas 2011

youcef guerbas 2011

Dans cet album,  le quatrième dans la carrière de l’artiste, plusieurs thèmes se croisent à travers les huit titres écrits et composés par l’auteur. De l’amour à la déchirure, en passant par l’espoir et l’amertume, Guerbas a voulu crier, haut et fort, tout ce que ses semblables pensent tout bas. C’est le cas de Niya, qui se veut un hymne à la fraternité, Axir mitruhed en signe de soulagement après une dure séparation, ou bien Ierqiyi, où l’artiste ne sait plus à quel saint se vouer. Les autres titres de l’album, qui sera dés ce dimanche 29 mai dans les bacs, ne sortent pas du thème générique de Youcef Guerbas, à savoir le social. La sonorité de l’album, enregistré aux studios Solfège, appartenant au chanteur Moh Oubelaid, est le fruit d’un vrai travail d’orfèvre qui fera certainement plaisir aux mélomanes qui auront également à découvrir prochainement un clip de la chanson phare Lehdiya Iyededjid.

L’album est désormais disponible  en écoute sur kbmusique.com : Youcef Guerbas 2011

Takfarinas 2011 est l’un des grands chanteurs kabyles. Il a grandi au quartier de Tiksraïne à Alger. La passion pour la musique était perceptible dans l’artiste puisque Takfarinas décide de s’offrir, alors qu’il avait l’âge de 6 ans, une guitare particulière qu’il a confectionnée avec un bidon d’huile de voiture et des câbles de frein de vélo. Takfarinas était, aussi, quelqu’un qui s’intéressait beaucoup, et ce, dès son jeune âge, aux grands artistes algériens comme El Hadj El Anka, Cheikh El Hasnaoui et le «maître des maîtres» Slimane Azem. Cependant, notre artiste reçoit, plus tard, et plus exactement, à l’âge de 16 ans une guitare «authentique» de la part de son père qui l’a encouragé à poursuivre son chemin. Son double album «Way telha» (Oh qu’elle est belle !) et «arrach» (Les jeunes) qu’il a mis sur le marché en 1986 s’est vendu à près de 2 millions d’exemplaires. Son album «Remane» (1994) a été classé 4e du hit parade des world music. Son album «Zaâma Zaâma» a été, également, une grande réussite. Dans ses chansons, Takfarinas évoque plusieurs thématiques, entre autres, l’amour, la malvie de la jeunesse et les problèmes qui «secouent» son pays, l’Algérie. Rencontré à la coupole d’Alger, ce jeudi, à l’occasion de la soirée de clôture de «Alhane oua Chabab» dont il était l’un des invités de marque, le chanteur a bien voulu répondre à nos questions.


Takfarinas 2011 Takfarinas a été l’invité de deux grandes soirées de Alhane Oua Chabab : celle de l’inauguration et celle de la clôture. Que pouvezvous nous dire à ce propos ?
Takfarinas : C’est un plaisir. C’est un honneur de revenir chez moi par le grande porte en Algérie, c’est-à-dire, rentrer dans tous les foyers algériens, chez mes frères et mes soeurs.
Que pouvez-vous nous dire des candidats de cette édition ?
C’est l’avenir de l’Algérie ! C’est la vraie et la belle image de l’Algérie. Ce sont les 70 % de l’Algérie : la jeunesse. Et puis, la jeunesse et rien que la jeunesse. Et vive la jeunesse ! Aujourd’hui, on a vu leur image. Il suffit, donc, de leur donner une chance, et ils vont rouler à un million de km” par heure.
Des milliers de vos fans, pour ne pas dire des millions, souhaitent vous voir chanter en Kabylie. Takfarinas répondra-t-il à leur demande ?
Ma nuit à moi est doublée. Je rêve deux fois quand est-ce que je vais chanter pour mon public en Algérie en général, et en Kabylie en particulier. J’ai fait presque le tour du monde et mon double rêve c’est de venir chanter en Algérie. J’ai rêvé et je rêve encore. En fait, je veux revenir pour faire apprendre le savoir que j’ai appris à l’étranger.
Que pouvez-vous dire en ce qui concerne cette nouvelle génération de chanteurs kabyles ?
Il y a de bons, comme il y a de mauvais chanteurs. Quoiqu’il en soit, nos chanteurs doivent travailler davantage. Nous n’avons pas que le «style rapide». On est riche de styles et de rythmes. Et nos chanteurs doivent s’intéresser à ce volet. Il faut dire, également, que la musique est devenue, aujourd’hui, gratuite à cause des téléchargements et des piratages. Les producteurs ne financent plus la musique parce que cette dernière est piratée. Malheureusement, pour faire un album, il faut de l’argent pour payer les musiciens, les arrangeurs, le studio ….. Faire de la bonne musique demande, en effet, beaucoup d’argent.
Toujours dans ce contexte, comment voyez-vous l’avenir de la chanson kabyle ? Elle est là, la chanson kabyle !
(Rires). Qu’est-ce que vous croyez ! A l’étranger, on remplit les salles et on berce le public. Et bercer le public là-bas veut dire 17 000 personnes.
Vous êtes entrain de préparer un nouvel album. N’est ce pas ?
Effectivement ! Mon nouvel album sera disponible sur le marché à partir de mois d’avril prochain. Je ne vais pas vous en parler, je laisse le jugement pour le public. Tout ce que je peux vous dire, cependant, en ce qui concerne ce nouvel album, qui est le fruit de quatre ans de grand travail, c’est qu’il comporte quinze (15) chansons. Et qu’il y a beaucoup de chaâbi dedans. Après la sortie de l’album takfarinas 2011, il y aura, aussi, une tournée que je vais entamer dans mon propre pays. Un dernier mot… Merci à vous. Bonne année à tout le monde, particulièrement les Algériens et Amazighs de par le monde. Et vive la jeunesse, encore une fois.
Propos recueillies par Sofiane Dadi
Source: Le Courrier d’Algérie
Ecouter les nouvelles chansons de Takfarinas 2011