Djaffar Ait Menguellet 2014 Tanaslit

Djaffar Ait Menguellet 2014 Tanaslit

Le nouvel album de Djaffar Aït Menguellet, intitulé ‘’Tanaslit’’ sera disponible, dès aujourd’hui, dans les bacs. Pour cette occasion, l’artiste nous a accordé un entretien pour présenter son nouvel opus.

La Dépêche de Kabylie : Votre nouvel album ‘’Tanaslit’’ est en vente à partir d’aujourd’hui. Que pouvez-vous nous en dire ?

Djaffar Aït Menguellat : Azul à vous et à tous vos lecteurs. En effet mon nouvel album sort aujourd’hui 22 janvier. Je l’ai intitulé ‘’Tanaslit’’ et il comprend sept chansons : « Asteqsi », « Ddiminu », « Isem », « Yir ides », « Win Yeylin », « Tanaslit » et « Ttelba n u debbouz ». Plus un instrumental intitulé « Tanaslit instrumental ». J’ai réalisé 80% du travail à la maison. Mais comme il y avait plusieurs musiciens à qui j’ai fait appel pour cet album, je fus obligé de louer un studio, au chef-lieu de la wilaya de Tizi-Ouzou. Mon choix c’est porté sur le studio « Irath », où j’ai enregistré les performances des musiciens et fait le mixage. C’est un travail que nous avons réalisé en six mois. La musique est de moi et les paroles sont de mon père Lounis Aït Menguellet.

Pourriez-vous nous en dire plus sur chacune des sept chansons de cet opus ?
‘’Tanaslit’’ est le titre de la sixième chanson, que j’ai interprétée en duo avec la diva de la chanson kabyle, Nouara. Je profite d’ailleurs de cette occasion pour passer le grand bonjour à cette grande dame. Je ne réalise toujours pas l’immense honneur qu’elle m’a fait en chantant en duo avec moi. Je l’en remercie infiniment. Je tiens également à remercier Mohamed Hamouch. ‘’Asteqsi’’ est la première chanson de l’album. Elle parle d’amour, plus précisément de rupture. C’est l’histoire d’un couple qui tente de surmonter une crise. Son amour est mis à rude épreuve. ‘’Ddiminu’’ est le deuxième titre. Il raconte l’histoire d’un homme qui se retrouve avec ses amis à jouer aux dominos. Par manque de concentration, il leur gâche la partie, car il pensait à sa bien-aimée avec qui il s’était fâché. Ses amis l’exhortent alors à cesser de jouer. ‘’Isem’’ est la troisième chanson. Chacun peut l’interpréter à sa guise. Elle parle de toute personne ayant perdu un être cher ou vivant une rupture amoureuse. Un des couplets dit : « Adafar Isem I Tudart n bla Isem ». La personne essaie de donner à sa vie un nouveau sens. La quatrième chanson ‘’Yir ides’’ est l’histoire d’un homme qui a tellement de soucis qu’il en a perdu le sommeil. Et dès qu’il arrive enfin à fermer l’œil, tous ses problèmes resurgissent. Il pense alors naïvement que c’est la boisson qui va lui régler tous ses problèmes. Mais bien entendu, elle ne fera que les décupler. Il prit alors la résolution de se prendre finalement en charge, en cessant de boire et en redonnant un nouveau sens à sa vie. Le message est qu’il y a toujours une solution, celle de faire face à ses problèmes. ‘’Win Yeylin’’ est le cinquième titre. Une chanson qui n’avait que deux couplets au départ. Je l’avais écrite pour les besoins de la série ‘’Ikhef El ahna’’, réalisée par Hakim Rahim, qui a été diffusée durant le mois de Ramadhan passé. La musique est de moi et les paroles ont été écrites en concertation avec mon père. J’ai donc décidé d’intégrer cette chanson dans cet album. La septième chanson ‘’Ttelba n udebbouz ‘’ est un duo que j’ai fait avec mon père. C’est le réalisateur Belkacem Hedjadj qui a demandé à mon père d’écrire un texte sur « Ttelba n udebbouz », les étudiants d’une Zaouïa qui a réellement existé à l’époque de Fadma N Soummer. C’étaient des étudiants qui avaient en parallèle une vie de bandits d’honneurs. Ils coupaient les routes aux convois français pour rapporter des vivres et de l’argent à la Zaouïa. Cette chanson fut écrite à l’origine pour les besoins d’un film sur Fadma N Soummer. La musique est de « Imsebriden ». Mais quand Hedjadj a écouté la chanson, il jugea qu’elle ne correspondait pas à ce qu’il voulait et le projet tomba à l’eau. C’est mon père qui m’a suggéré d’en faire un duo avec lui.

Les textes de cet opus sont donc le fruit d’un travail d’équipe avec le chantre qu’est votre père, Lounis Ait Menguellet et la musique est en intégralité de vous ?
Tout à fait. Je suis compositeur arrangeur et interprète. Généralement, quand je compose une musique, je la fait écouter à mon père et c’est lui qui y appose un texte que nous travaillons ensemble. Par exemple, le refrain de ‘’Tanaslit’’, le duo avec Nouara, est de moi, et le texte je l’ai écrit avec mon père. Nous faisons un travail d’équipe lui et moi. L’album est en fait une collaboration familiale. La jaquette qui comprend, photos, maquette et infographie ainsi que le livret qui va avec l’album ont été réalisés par ma sœur Hayat qui est peintre. La traduction en français a été faite par mon frère Tarek et en Tamazight par M’Hena Boudinar. C’est réellement un travail d’équipe familiale. J ai également préparé un clip qui va sortir avec cet album. Nous l’avons réalisé pour la chanson « Ddiminu ». Il est réalisé par Hakim Rahim, dans notre village « Ighl Bouamas ». Les figurants sont des amis du village. En parallèle, il y a actuellement un reportage qui est en montage. Il relate ma vie et mes journées à «Ighl Bouamas. Il sortira très prochainement. Vouz pourrez écouter les extraits de mon album à l’adresse suivante : Djaffar Ait Menguellet 2014 Tanaslit.

Nous avons également appris que vous avez fait la musique de plusieurs pièces de théâtre…
Effectivement. J ai fait la musique de trois pièces théâtrales. La première est réalisée par Hocine Haroun, intitulée « Lamento pour Paris ». La deuxième est « La terre et le sang », avec Hamma Meliani, et la troisième est une collaboration avec Mme Sonia, intitulée « Yammna ».

Entretien réalisé
par Karima Talis

Source : depechedekabylie.com

Une réalisation de Oriental Prestations Artistiques, ce tout nouveau clip kabyle 2014 de Massa Bouchafa intitulé TIFTILIN est spendide ! On y retrouve des danses kabyles traditionnelles, des belles robes kabyles, ainsi que Idebalen qui rendre ce clip kabyle tout simplement honorable et agréable à visualiser !  Il sagit toute fois d’une chanson kabyle daté de 2013 et non 2014 ! Bonne écoute et pour ceux qui désire écouter l’album de massa bouchafa 2013, cliquer sur le lien 😉 !

Clip kabyle 2014 – Massa Bouchafa

matoub lounesLounès Matoub disait que sa seule arme était ses chansons. Il disait tout haut ce que le peuple pensait tout bas. Ses textes sont d’ailleurs clairement revendicatifs, et la défense de la langue et de la culture berbère y tiens une place prépondérante.

Il militait pour la reconnaissance de Tamazight comme langue nationale et officielle de l’Algérie et pour que celle-ci soit utilisée dans tous les domaines: école, administration, sciences, médias…

Matoub, comme il le disait, était également opposé à une hydre à deux têtes: le pouvoir et l’intégrisme islamiste qu’il a engendré.

Ainsi, il chantait contre le régime, caractérisé par la corruption et la criminalité. Dans ses chansons, il n’hésitait pas à s’attaquer de front aux présidents algériens (Chadli, Boumediène, Ben Bella), aux ministres du gouvernement, à la sécurité militaire et même à l’opposition se disant démocrate (FFS,RCD).

Matoub Lounes s’oppose à la politique d’arabo-islamisation menée par ce pouvoir depuis l’indépendance qui ne correspond pas à la véritable identité de l’Algérie. Ainsi, face à la loi d’arabisation du 5 juillet 1998 généralisant l’usage de la langue arabe dans tous les domaines et face au mutisme des sois-disants partis politiques de l’opposition, il dira: « A partir du 5 juillet, je serai la seule opposition en Algérie. Je serai le seul opposant. […] Cette fois, soit ils me jetteront en prison, soit ils me tueront. »

Matoub critiquait également l’école algérienne, falsificatrice d’histoire, qui n’avait pour seul but selon lui que « d’arabêtiser » le peuple.

Il militait pour l’instauration d’une véritable démocratie et était un fervent partisan de la laïcité.

Matoub Lounes dénoncait également la place faite aux femmes dans la société. En effet, leurs droits sont bafoués et le code de la famille incluant des éléments de la charia, institutionnalise l’infériorisation des femmes par rapport à l’homme.

Opposé à l’islamisme et au terrorisme islamiste, il condamne l’assassinat d’intellectuels. Matoub Lounes composera en juin 1993, quelques semaines après le meurtre de Tahar Djaout, une magnifique chanson à sa mémoire,  »Kenza », du prénom de la jeune fille de la victime.

Fervent partisan de la laïcité, Matoub Lounes s’oppose à ce que la religion s’immisce en politique, et s’oppose fermement à la république islamique tant voulu par les islamistes. A ce titre, il vivra la victoire du FIS aux élections législatives de 1991 comme un drame (la Kabylie, bastion de la résistance selon Matoub, ayant été une des régions d’Algérie où le FIS ne remporta aucun siège). Matoub Lounes restera très menacé par les terroristes islamistes.

Matoub Lounes n’hésite pas également à s’attaquer à de nombreuses composantes sacrées de l’islam. Ainsi, dans sa chanson  »Allah Wakber », il dénonce la fatalité qui fait accepter tout et n’importe quoi aux musulmans, l’aliénation issue de cette religion qui pousse les gens à ne rien entreprendre car tout est écrit et il y désacralise la langue arabe: elle n’est pas plus importante qu’une autre au motif qu’elle serait la langue du coran.

En 1996, Matoub Lounes participe à la marche des rameaux en Italie pour l’abolition de la peine de mort, lui qui a été condamné 2 ans auparavant à cette même peine par les terroristes du GIA.

La fondation Matoub Lounes a été créée par sa soeur Malika pour perpétuer sa mémoire, faire la lumière sur son assassinat et promouvoir les valeurs d’humanisme défendues pendant sa vie.

Pour plus de renseignement, visiter le site spécialement consacré à Matoub Lounes http://matoub.rebelle.free.fr

En ce qui concerne la musique de Matoub Lounes, visiter le site Kb musique

idirD’origine Kabyle, Idir, artiste majeur de la scène world depuis 30 ans, a voulu faire de son nouvel album un lieu de rencontres interculturelles et intergénérationnelles.

Il a choisi d’aborder les thèmes qui lui sont chers : L’amour, la culuture en général (Berbère en particulier), l’exil, l’immigration, le droit à la différence, l’éducation, la mémoire historique…

Et ces thèmes, il les partage avec des artistes de tous horizons:  Akhenaton, Guizmo, Manu et Daniel (de Tryo), Féfé (de Saïan Supa Crew) et Leeroy , Noa, Sinik, Grand Corps Malade, Zaho, Wallen, Oxmo Puccino, Tiken Jah Fakoly, Disiz…

Parce que c’est ça la France !

Et cette “France des couleurs, si on en lui en donne les moyens, défendra les couleurs de la France”. Pour écouter l’album France des couleurs de Idir , veuillez cliquer sur ce lien : France des couleurs de Idir

Fils de berger, Idir décida d’étudier la géologie et était destiné à une carrière dans l’industrie pétrolière algérienne. L’avenir va cependant le diriger sur un autre chemin. En 1973, il démarre sa carrière par hasard en remplaçant une chanteuse, pour qui il avait composé une berceuse, à Radio Alger et interprète une chanson qui va devenir son premier succès radiophonique : Rsed A Yidess qui signifie « Que le Sommeil Tombe ».

En 1975, il monte à Paris et signe un contrat avec Pathé Marconi qui lui produit son premier album : A Vava Inouva. Le titre éponyme sera un tube planétaire : diffusion dans 77 pays et traduction en 15 langues. La version française a été interprétée par le duo David Jisse et Dominique Marge en 1976, avec des paroles poétiques et une voix de femme très douce. Cette chanson kabyle avec juste voix et guitare figure comme le premier grand tube venu directement d’Afrique du Nord, bien avant le succès d’un Khaled ou d’un Cheb Mami. Il représente l’affirmation d’une certaine identité, le retour à des racines ancrées très profondément dans l’histoire de l’Algérie. Il faut attendre 1976 pour que sorte un premier album sur lequel on trouve le titre (A Vava Inouva).

Après ce succès, Idir écrit à nouveau et enregistre : Ay Arrac Neg (A nos enfants), un album qui sort en 1979.Pour cet homme discret avec un look sérieux, il est difficile de se fondre dans le monde du show-biz et s’il aime composer, ce qu’il fait pour d’autres, les passages sur scène ne le satisfont que rarement. En conséquence, il s’éclipse environ une dizaine d’années tout en donnant quand même quelques récitals.

Sa carrière est relancée avec la sortie d’une compilation en 1991 de dix-sept chansons de ses deux premiers albums. Après un long procès contre son ancien producteur, Idir a eu la possibilité de ré-enregistrer ses titres comme le fameux (A Vava Inouva). Fort de cet appui discographique, il revient donc sur le devant de la scène et passe au New Morning à Paris du 7 au 9 février 1992. Il reste le représentant de la communauté kabyle à qui on reconnaît maintenant un statut de précurseur de la World Music.

chasseur de lumière

album chasseurs de lumière

L’année suivante, paraît chez Blue Silver un nouvel album : les Chasseurs de lumière où il chante ses thèmes de prédilection, l’amour, la liberté et l’exil (qu’il connaît puisqu’il est installé dans la région parisienne depuis 1975). Il introduit à côté des darboukas, flûtes et guitare acoustique, qui donnent une touche de modernité. On peut entendre aussi la voix d’Alan Stivell sur le duo (Isaltiyen). Idir donne ses chansons à écouter au public de l’Olympia à Paris les 26, 27 et 28 juin 1993.

Questions d’identité

Homme de conviction, Idir participe souvent à des concerts pour soutenir différentes causes. Le 22 juin 1995, plus de 6000 personnes viennent applaudir le chanteur et son ami Khaled, initiateurs de l’association « l’Algérie la vie » qui les ont conviés à un concert pour la paix, la liberté et la tolérance. C’est un triomphe pour les deux artistes qui réunissent à cette occasion les communautés kabylophones et arabophones.

En 1996, Idir sort une réédition de son tout premier album qui portait le même nom 20 ans plus tôt : A Vava Inouva.

Idir participe aussi au concert hommage rendu à Lounès Matoub, chanteur algérien de musique kabyle assassiné en 1998.

Le véritable retour discographique d’Idir se fait avec Identités en 1999, l’album hommage qui réunit de nombreux artistes de Manu Chao à Dan Ar Braz en passant par Maxime Le Forestier ou Karen Matheson pour un (A Vava Inouva 2), mais aussi Zebda, Gilles Servat, Geoffrey Oryema et l’ONB. Idir rassemble ici ceux qui prônent l’ouverture culturelle ainsi que la reconnaissance des racines propres à chacun. En décembre, Idir a tout autant d’invités lors des deux soirées qu’il donne à l’Olympia. Autour de lui se succèdent Frédéric Galliano, le guitariste Thierry Robin et l’ONB.

L’identité,Idir la défend à nouveau en 2001 au cours du 21e Printemps berbère organisé au Zénith parisien, manifestation qui célèbre la culture berbère. Cette soirée de fête est renouvelée plus tôt que prévu, le 8 juillet 2001, toujours sous la houlette de Idir, lorsque de violentes émeutes ravagent la Kabylie. Le chanteur organise à cette occasion un grand concert toujours au Zénith de Paris où devant une salle pleine, de nombreux artistes soutiennent la révolte du peuple kabyle face au pouvoir central algérien.

En mai 2002, la maison de disques met sur le marché une compilation de nombreux titres de l’artiste : Deux rives, un rêve. Elle offre la possibilité d’écouter des inédits dont un titre écrit par Jean-Jacques Goldman, (Pourquoi cette pluie ?) qui évoque le terrible déluge qui s’est abattu sur la ville d’Alger en novembre 2001.

Idir débute une nouvelle tournée le 20 septembre 2002 au Zénith de Paris, avant de partir sur les routes jusqu’en décembre de la même année.

En 2005, encouragé par sa maison de disques Idir sort un CD live et un double DVD : Entre scènes et terres, qui concorde avec ses trente ans de carrière. Une façon originale de présenter cet homme discret aux valeurs fortes. Un documentaire déroule son parcours, de la Kabylie aux scènes du monde entier. L’occasion pour lui de « faire un bilan avant de passer à autre chose ».

Idir se produit le 9 avril 2006 sur la scène de la Cité de la musique à Paris. Un concert donné dans le cadre d’un cycle « Chanteurs kabyles » où figurent aussi Akli D ou Takfarinas.

En 2007, en pleine campagne présidentielle française, Idir signe un album non politique mais républicain : La France des

la france des couleurs

la france des couleurs

couleurs. L’album, « défend les couleurs de la France » comme aime à le répéter l’artiste lui-même. Sur cet album, Idir invite la jeune génération à composer avec lui des chansons autour de ce thème qui lui est cher, l’identité. De nombreux artistes comme Akhenaton, Grand Corps Malade, Zaho et beaucoup d’autres posent ainsi textes, rage et sensibilités aux côtés du tonton kabyle.

Pendant l’été de la même année, Idir fait en solo, une tournée hexagonale.

Voici une liste non complète de nos chanteurs kabyles avec la participation du site de musique kabyle KBmusique, chaque lien de chanteur est pointé vers sa fiche technique avec ses albums. À vous de découvrir votre chanteur 😉 !