★ Louizini ★ Dassawen ★ CLIP KABYLE 2016★

★ Louizini ★ Dassawen ★ CLIP 2016 ★
Réalisé par:
Mouloud ZIDANE

Production: World Art Pictures – image: Abdelkrim NEGROUCHE
Eclairage : Krimou MAZARI – Montage & FX : Nabil AIT CHERIF
Etalonage : Koceila GOULAOUCHE – Play-Back : Fouad AIT CHERIF
Figurante : Lamia OUADDA – Maquilleuse : Lydia MAADCI Habilleuse : Cylia CHIKARI
Moyens Techniques : World Art Pictures
Lieux de Tournage : La kabylie – Remerciement : Ahcen 22

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C’est finalement la grande sortie de l’album de Mehdi Mezeghrane 2016 intitulé « Afenane », découvrez cet album comportant 7 titres produit aux éditions Tikinas Prod. Les artistes ayant participé à l’album sont : Mahdi Mazeghrane, Youva Ould Ahmed, Said Karmas, Djamel Boucherite, Samy Tizi Ouzou, Chioukh Faredj.

Écoutez dès maintenant l’album : Mehdi Mezeghrane 2016

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brahim_izriIl y a onze ans, au lendemain de l’annonce de sa disparition, l’hôpital de l’Hôtel Dieu à Paris se retrouvait inondé de monde. Anonymes et célébrités, tous affluaient en nombre après la triste nouvelle : Brahim Izri s’en était allé.

Cet auteur-compositeur-interprète algérien d’origine kabyle, né le 12 janvier 1954, à Aït Lahcen, dans la commune d’At Yenni en Algérie, nous a quitté le 03 janvier 2005 à la suite d’une longue maladie. Brahim Izri avait grandi dans le monde de la musique. Bercé dès sa plus tendre enfance par les musiques et chants des Zaouias, il avait été initié par son père et les musiciens qui composaient l’orchestre de la zaouïa de l’illustre Hadj Belkacem. Il commença par apprendre le violon puis il s’orienta rapidement vers la guitare et le mandole.

Adolescent, il cofonde le groupe « Igudar » avec d’autres jeunes artistes de son village. Ce groupe tourna en Kabylie sur des petites scènes durant quelques années. Après avoir été, de 1976 à 1979, le guitariste du chanteur Idir, Brahim décida de se lancer dans une carrière solo. Naitront de nombreux album tels que : Sacrifice pour un enfant -1982 / Tizi-Ouzou -1983/D acu-iyi -1984… Les festivals et organisateurs de spectacles en Algérie et en France se l’arrachent. Une jeunesse toute entière chante ses chansons aux sonorités brassées entre rythmes reggae, pop, chaoui, kabyle.

En 1993, à l’occasion de l’anniversaire de l’ACB, Brahim Izri se produisit à la Cigale devant une salle comble. En 1995, il sortait l’album « East West » chez la Warner, où l’on retrouvait également quelques chansons des années 1986 comme « Ay ajuwaq », « Inid inid » avec de nouveaux arrangements. Cet album connu un franc succès grâce aux titres « Cteddu-iyi » et « Lbudala ».

En 1999, la rencontre de Brahim Izri, Idir et Maxime Le Forestier donna naissance à la magnifique chanson « Tizi-Ouzou », sortie dans l’album Identité de Idir. Il s’agissait d’une version retravaillée de celle que Brahim avait sortie en 1983. Le but étant, avec ce morceau, de rendre un hommage à Matoub Lounès, chanteur engagé assassiné en juin 1998.

La carrière de Brahim Izri est notamment marquée par de nombreuses actions humanitaires. Après les inondations de Bab El Oued, il est invité par Baaziz à participer aux côtés de nombreux artistes à composer un couplet en kabyle du tube « Algérie Mon amour » qu’il interprétera en duo avec Djamel Allam. S’ensuivra de nombreux concerts de solidarité. Il interpellera l’opinion internationale au drame algérien et sera à l’initiative de nombreuses actions.

En 2001, il créa avec un collectif de femmes artistes et anonymes : « Algérie Lecture de Femmes ». Il mettra les femmes au-devant de la scène en leur faisant déclamer dans un enregistrement l’abrogation du code de la famille Algérien qui maintenait la femme mineure à vie. De ce défi, une chanson intitulée «Porter la flamme» verra le jour avec la collaboration notamment du célèbre Kamel Hamadi. Interprété par les chanteuses Massa Bouchafa, Amina, Amira, et les choristes Kamila, Nanou et de nombreuses autres, ce titre était un cri de femmes. Le morceau avait été orchestré par le célèbre arrangeur Farid Aouameur qui ne manqua pas d’apporter son soutien à Brahim qui avait décidé de s’impliquer au quotidien pour la cause féminine.

C’est dans son taxi, devenu son bureau que Brahim travaillait sur tous ces projets. Ami de nombreuses personnalités c’est d’ailleurs dans son taxi qu’il avait rencontré des célébrités françaises mais également de diverses origines à l’image de Bernard Lavilliers, Marianne James, Daniel Auteuil, Laurent Voulzy, Enzo Enzo, Kent, ou encore Nourith.

Dans le même temps, la Kabylie s’embrase et Brahim se joindra aux Aarch en Kabylie lors du Printemps Noir dans leur lutte pour la reconnaissance des Droits de l’Homme en Algérie mais également pour la libération des détenus d’opinions (écrivains, journalistes et militants engagés). Avec ses amis les Taxis Kabyles de Paris, il monte au Parlement européen avec la Plateforme de revendications d’El Kseur afin de faire entendre la voix du peuple algérien.

Brahim touche ces célébrités internationales mais également les artistes kabyles tels que : Aït Menguellet, Idir, Ferhat, Akli D.et Djura ou encore le groupe de rap MBS, Baaziz…

Il les sensibilise au tragique sort de la Kabylie. Ces derniers accepteront de prêter leur voix dans un enregistrement afin d’énoncer à tour de rôle 1 point de revendication parmi les 15 figurant dans la plate-forme d’El-Kseur en exigeant particulièrement la libération des détenus du Mouvement Citoyen des Aarchs qui avaient entamés une grève de la faim.

Son quotidien s’était transformé. Brahim délaissait son travail et passait son temps au téléphone, dans les émissions de radios, télévisions, les manifestations et marches de solidarité pour la Kabylie. Pour lui, il était urgent que ces injustices cessent et son arme principale pour les combattre était la communication ! Il fût un acteur essentiel dans la libération des détenus d’opinion.

Malheureusement, un autre combat l’attendait. La maladie était de retour. Celle qu’il avait combattue quelques années auparavant avait refait surface. Il avait décidé de la combattre de nouveau avec la même arme : la musique. Il termina la composition de nouvelles chansons et enregistra à bout de souffle un nouvel album. C’était accompagné par l’ambulance et le masque à oxygène que Brahim réalisa son dernier opus. A ce jour, nous sommes toujours dans l’attente de sa sortie. Il s’avère être un album de haute facture avec des sonorités chaudes et métissées. Brahim a su à nouveau additionner son talent aux côtés de grands noms de la chanson ayant répondu présents afin de marquer leur empreinte dans cet album. Les musiciens ayant pris part à ce CD sont nombreux et de grande renommé. Son fils Yanni y a également participé en composant l’un des titres phares chanté par son père. Onze années ce sont écoulées, mais la ferveur du public autour de cet album attendu est intacte.

A l’occasion de l’anniversaire des dix ans de sa disparition, de nombreux artistes avaient été réunis au Cabaret Sauvage (Paris) à l’initiative de son fils Yanni, de l’association At Yenni et de l’animatrice Nassima afin de lui rendre hommage. Entre personnalités célèbres et nouveaux talents, cet hommage avait été marqué par une grande émotion et une magnifique performance artistique et musicale.

A ce jour, la voix de Brahim Izri continue de résonner dans le monde grâce à ses morceaux intemporels. On retiendra de Brahim Izri l’homme au grand cœur, le musicien talentueux, le déconneur respectueux sans oublier d’être un père aimant. On se souviendra toujours de lui, de ses chansons, de ses combats pour la paix, la liberté, pour la femme, pour la culture… Brahim, ton sourire, ta voix, ta musique, tes combats nous habitent encore et toujours… Repose en paix l’artiste.

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Nassima Chillaoui – Le matin Dz

 

Pour dire l’évanescence et la non-permanence des êtres et des choses, Farid Ferragui a choisi d’intituler son nouvel album, qui vient tout juste de paraître, «L’étoile filante».

Farid Ferragui qui s’est longuement et volontairement «enfermé» dans les serres de l’amour souvent inextricable, a fini par changer le fusil d’épaule. Il vire de plus en plus vers une sorte de spiritualité dans ses oeuvres de ces dernières années. Un processus évident de maturation qui ne fait que confirmer le talent d’un artiste adulé par ses fans même s’il les fait souvent pleurer en remuant interminablement le couteau dans des plaies difficiles à cicatriser.
Farid Ferragui rebondit après un dernier album sorti en 2012. Il a fallu trois ans et même plus pour écrire et composer les six chansons de ce nouvel album intitulé «L’étoile filante». Farid Ferragui a longuement réfléchi et travaillé pour accoucher de ces six nouveaux titres où la part du lion n’est pas consacrée cette fois-ci, et pour la première fois, à l’amour mais plutôt à la mort. Et pour cause, le chanteur à la sensibilité à fleur de peau a perdu sa mère il y a quelques mois. La vie a complètement changé de visage. Il ne voit plus la vie de la même manière après avoir vécu plus de 60 ans. Car l’être le plus cher n’est plus. La vie peut-elle avoir un sens ou du moins garder le même sens une fois notre mère partie pour ne plus revenir? C’est cette question qui n’a pas cessé de triturer les méninges de Farid Ferragui pendant plus d’une année. Il chante alors un thème qu’il a eu souvent à évoquer dans plusieurs albums tout au long de sa carrière. Mais avec une tout autre veine qui ne ressemble en rien aux précédentes.
«Mon nouvel album était fin prêt à être édité avant la fin de l’année 2013. Puis ma mère est décédée. J’ai alors mis du temps à faire mon deuil et surtout à écrire les deux chansons que je lui dédie dans ce nouvel album. J’ai supprimé deux anciennes chansons qui devaient y figurer et je les ai remplacées par cet hommage posthume», nous confie l’artiste qualifié longuement et à juste titre de chantre de l’amour. Farid Ferragui revient dans ces deux chansons dédiées à sa défunte mère en décrivant comment il a vécu toutes les étapes ayant succédé à cet événement douloureux. Il décrit alors avec ses vers élaborés, d’abord les moments marquants où sa mère était vivante, puis Farid Ferragui, sans doute la mort dans l’âme, chante le moment du décès, l’enterrement ainsi que le retour au village après l’enterrement et pour la première fois, la mère absente. Et pour toujours.
«Quand je revois tous ces moments, il est difficile de réaliser qu’il s’agit de la réalité. C’est comme si tout ça n’était qu’un rêve», ajoute Farid Ferragui. Ce que ce poète et chanteur regrette le plus, comme beaucoup d’Algériens de sa génération, c’est le poids des tabous qui empêche l’homme de dire «je t’aime» à sa mère. De la serrer très fort dans ses bras. «Les traditions nous ont privés de sentiments et je dénonce ça également dans mes nouvelles chansons. Nous devons changer de comportement par rapport à nos enfants en les encourageant à exprimer leur affection.
Me concernant, et malheureusement, ce n’est que dans ces chansons que j’ai enfin pu dire à ma mère ce que je ne lui avais jamais dit de mon vivant à cause des traditions», explique Farid Ferragui. En plus de ces deux chansons phares, le nouvel album de Farid contient aussi quatre autre titres. Il s’agit de Itri arugal, I-ttlam wahdi, E-cciv et Netsradju. Dans ce dernier titre, Farid Ferragui, en tentant d’écrire une nouvelle chanson, s’est retrouvé inconsciemment en train de réécrire carrément une ancienne oeuvre parue dans les années 1990. Il a alors saisi ce retour en arrière pour écrire une nouvelle chanson à partir d’une ancienne. Et le résultat, nous assure le poète, le satisfait amplement. Notre interlocuteur insiste beaucoup sur la chanson Itri Arugal dont l’album porte l’intitulé. Il précise qu’il s’agit d’une chanson très profonde voire spirituelle avec des relents philosophiques qui évoquent des questions existentielles et des interrogations, souvent sans réponses, sur le sens d’une vie où tout s’évapore et s’évanouit avec une rapidité insaisissable. Une autre chanson relève du genre sociopolitique, conclut Farid Ferragui.

Source : lexpressiondz.com