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  1. Acharchar 2011

    2 septembre 2011 by Musique kabyle

    Le prestigieux groupe Acharchar vient de sortir un tout nouvel album « Idir at sled » d’une mélodie magnifique et contagieuse. Bylka.com vous invite donc à écouter cet album d’une grande variété : Acharchar 2011 en exclusivité sur le site de musique kabyle kbmusique.

    Pendant ce temps, vous pouvez écouter une chanson très populaire du Groupe Acharchar, une chanson sortie en 2007 mais qui demeure toujours agréable à l’écoute.


  2. Lani Rabah 2011 – Le nouvel album

    4 juin 2011 by Musique kabyle

    Lani Rabah 2011

    Lani Rabah 2011

    Après une longue absence sur la scène artistique, Lani Rabah a retrouvé samedi 1 janvier son public à la maison de la culture Mouloud Mammeri de Tizi-Ouzou.

    Lani Rabah est un jeune auteur compositeur qui a su se faire apprécier d’un large public, notamment les jeunes. Sa poésie sensible, sa voix douce et profonde mais aussi ses ½uvres tristes et touchantes ont fait de lui un artiste peu commun. Ses chansons inspirées d’une tristesse très douce ont fait son succès.

    Lani Rabah était très content de retrouver son public après une longue absence.

    D’ailleurs, le public le lui rend bien ! La salle des spectacles était archi complète. Le public a vivement exprimé sa joie de retrouver ce jeune chanteur kabyle. Lani Rabah explique son absence par les conditions régionales et nationales que connais notre pays. La violence terroriste, le banditisme… sont des situations défavorables à l’animation artistique, explique-t-il.

    Par ailleurs, Lani Rabah qui s’est marié après la sortie de son dernier album en 2008, est actuellement père d’une petite fille. Ce jeune artiste prépare actuellement un nouvel album qui sera disponible sur les marchés à partir du mois d’avril 2011.

  3. Mohamed Allaoua 2011 – En préparation

    3 juin 2011 by Musique kabyle



    Mohamed Allaoua 2011


    Musique La sortie de son nouvel album Allaoua 2011 est prévue en simultané en Algérie et en France le 13 juin 2011 prochain

    A Paris, dans le 93, aux environs de Trembley, du côté de Villepinte, chez Abdelghani Torqui. Oui il s’agit bien de «Ghani» des célèbres «frères Torki». De plus près, le géant se révèle très modeste.


    Par notre envoyé spécial
    :

    Léger tee-shirt, pantalon d’intérieur, claquettes, lunettes soft, un crâne à moitié «enneigé», à moitié dégarni, l’homme n’a l’air de se soucier que de ce qu’il fait : Papoter avec son clavier. Au menu : Le mixage du tout nouveau Allaoua 2011. L’artiste est à ses côtés. C’est ici qu’il a décidé de peaufiner son nouvel album, dont la sortie est prévue pour  mi-juin prochain. Le 13 plus exactement. Et ça sera une sortie internationale : En simultané en Algérie et en France. «Moh» est en plein dedans avec le maître des lieux. Le duo travaille les ultimes retouches du produit. Une dernière chanson à finir, Thidhyanin, consacrée aux évènements qui secouent les régimes arabes. Allaoua s’affaire à replacer la voix. Une affaire de quelques minutes puisqu’il s’agit de derniers témoins à mettre une bonne fois pour toute en place, et définir là où devrait intervenir Kenza Farah. Cette dernière devait en effet placer quelques mots. La chanson lui a d’ailleurs été de suite envoyée par Mail. Kenza qui se trouvait à Marseille ne tarda pas pour répliquer au téléphone qu’elle avait beaucoup apprécié la chanson qu’elle venait tout juste de découvrir… Sur place, nulle pression n’est perceptible au sein du groupe qui avait l’air d’enfin apprécier le travail entamé il y’a plusieurs mois. Allaoua savourait bien le fruit des efforts consentis. «On a travaillé à moins cinq degré, en janvier», commente-t-il pendant que Abdelghani s’abreuve des bienfaits de l’énième café de la journée. L’heure était plus à la relaxation qu’à une quelconque angoisse. Normal. Il ne restait plus qu’à attendre la voix de Kenza et finaliser ce dernier titre.
    Et le produit dans sa globalité. En attendant, Allaoua passe d’une chose à une autre. Puis, il se met au réglage de sa mondoline, en quête d’un son en convenance avec une autre chanson. La plus sentimentale de toutes. Pour vous mettre l’eau à la bouche, c’est un peu dans le style…Lynda. En plus touchant. Impossible de rester insensible en l’écoutant. Ça raconte le malheur d’un amoureux … Et pas n’importe lequel ! Un calvaire que ne peut ressentir que celui qui le vit : La souffrance d’entendre de la personne aimée vous rétorquer à chaque fois les mêmes mots frustrants : «Moi, je vous aime comme un frère…» Une belle m… quoi ! Allaoua la chante avec finesse, mettant en exergue ce plaisir de souffrir pour l’autre… Il sait qu’il touchera pas mal de monde avec ce titre. Ça provoque en lui un malicieux sourire qui illumine son visage… Bizarrement, ça le rajeunit ! Il semble heureux d’avoir tapé là ou c’est sensible, là où il est certain d’accrocher. Mais qui n’a pas un amour rêvé, peu importe l’âge ? Il a sans doute sa part du gâteau… Mais il ne l’avoue pas ! En tous les cas, les mots justes ne tombent pas du ciel, juste comme ça. Dans la chanson, Allaoua narre bien l’histoire. Ça donne à peu de subtilités près, ceci : «On a tant partagé, on s’est tant rapprochés, on s’est tant aimés…mais son amour n’est guère semblable au mien».  La gifle ! Il est vrai qu’il y a amour et amour. Comme une nage à la surface de l’eau et le grand plongeon du haut d’une falaise, qui exige du temps pour remonter à la surface… Allaoua le dit en musique douce, pesante, avec beaucoup de chagrin. Sa voix mélodieuse prolongée rajoute une belle couche à l’amertume. C’est touchant. Ca fait mal, on le ressent même si on est indemne, mais le plaisir est là. Le tube est beau. Pour changer d’atmosphère, Abdelghani passe à autre chose sur sa «machine». Enfin, pas vraiment, puisqu’il s’agit toujours d’Amour ! De supplications à la bien aimée : Asliyi (Crois-moi), un autre bolide. Plus rythmée celle-là. Le genre avec lequel Allaoua s’éclate bien sur scène.
    Là où il y a de la place pour le public de reprendre en chœur le refrain. Et même tout le reste de la chanson d’ailleurs. C’est un peu la suite de Tamghartiw. Asliyi, asliyi, Thaâzizedh felli, Asliyi, asliyi, Vghane adgrigh Wahdhi… » Traduit, ça donnerait en gros ceci : (Crois-moi y a que toi, crois-moi, ils veulent me rendre orphelin de toi…) Et puis, il y a cette autre ballade rythmée avec de variables et riches sonorités dans le style de l’orchestre national de Barbès. Le titre est en anglais. Le refrain aussi. Ça parle de vacances, Imourass. Allaoua invite à mettre les soucis de côté, et ne penser qu’aux fleurs qui éclosent, au beau temps, à la famille, aux amis, aux sourires, aux cœurs épanouis, aux escapades… Le tout, sous des airs variés, avec domination de la grosse caisse et des cuivres, à vous surprendre parfois en villégiature en terres écossaises avec des morceaux celtiques… C’est franchement beau. Mais le plus beau c’est sans doute cette autre «Bombe »  qu’est Felam Ayen Irough. Traduction approximative : Combien j’ai pleuré pour toi. Il est vrai que Allaoua, ça se vit en live. Et c’est là un titre qui fera sans doute «exploser» les scènes : Du stade de Tizi au Zénith de Paris, et même Bercy. Ça viendra certainement un jour ! Le refrain en entier c’est : Felam Ayen Irough…Aloukane Atzradh; Helkagh Our Helough…Kem Our Taâlimad. Allaoua chante dans ce titre la souffrance née d’une amère séparation, avec des mots simples, une musique qui invite à la danse, comme en raffole le public. C’est connu : L’amour le plus beau, c’est celui qui vous fait toujours courir ; et cette chanson en est le plus parfait des résumés. On ne se rend compte de l’attachement qu’on a pour la personne qu’une fois qu’elle n’est plus là…

    Ce n’est pas évident à expliquer avec des mots, Allaoua vous fera savourer…le drame en musique ! En tout, ce sont huit chansons, à découvrir donc le 13 juin 2011
    prochain.

    Source : Depêche de Kabylie


  4. Akli Yahyaten

    30 mai 2011 by Musique kabyle

    akli yahyaten

    akli yahyaten

    Akli Yahyaten, né en 1933 à Aït-Mendes près de Boghni, wilaya de Tizi-Ouzou, (Algérie française à l’époque), est un chanteur algérien de musique kabyle.
    Émigré en France dans les années 1950, Akli Yahyaten travaille comme manœuvre spécialisé dans les usines Citroën et commence à fréquenter le milieu artistique du Quartier latin (Slimane Azem, Zerrouki Allaoua, Cheikh El Hasnaoui).
    Suspecté, à la suite d’une dénonciation, de collecter des fonds au profit du Front de libération national algérien (FLN), il sera emprisonné à plusieurs reprises. Durant ces emprisonnements, Akli Yahyaten composera plusieurs chansons à succès, notamment Yal Menfi, une reprise en arabe dialectal d’un vieux chant d’exil kabyle composé au lendemain de l’insurrection de 1871 et du verdict sans appel : la déportation en Nouvelle-Calédonie de la plupart des meneurs, dont Mokrani Boumezrag, Aziz Ben Cheikh El Haddad et son frère M’hamed.
    Cette chanson Yal Menfi (l’exilé) rappelle les souffrances endurées par les immigrés algériens dans l’Hexagone.


  5. Mourad Guerbas 2011 – Lukan a kem s3ugh

    by Musique kabyle

    Après le grand succès de son vidéo clip  » Que des promesses » , Mourad Guerbas peaufiner son tout nouvel album 2011 « Lukan a kem s3ugh » qui sortira dans les bacs le Dimanche 5 juin 2011 ! Voici donc en exclusivité la nouvelle pochette de l’album Mourad Guerbas 2011

    Par ailleurs, voici la discographie de Mourad Guerbas :

    Je pense à toi je pense

    Mourad Guerbas Je pense à toi je pense - 2005

    Mazal lexir 2007

    Mourad Guerbas Mazal lexir 2007

    Amssaa 2008

    mourad Guerbas Amssaa 2008

    Que des promesses

    Mourad Guerbas Que des promesses 2009

    Mumu Bwalniw

    Mourad Guerbas Mumu Bwalniw 2010

    Mourad Guerbas 2011


  6. Youcef Guerbas 2011 ,le nouvel album

    26 mai 2011 by Musique kabyle

    Le nouvel album du chanteur kabyle, Youcef Guerbas 2011, sera sur les étals ce dimanche 29 mai.  Intitulé Lehdiya Iyededjid, l’album édité chez Solfège est composé de huit titres.

    Abordant, comme à ses habitudes, des thèmes sociaux et d’amour, Youcef Guerbas a mis deux longues années pour peaufiner cette oeuvre.  Lehdiya Iyededjid (le présent que tu m’a offert), le titre phare de cet album est le prolongement de l’histoire de la chanson culte de l’artiste intitulée Mazal Lehdiyam Ghouri (je garde toujours ton présent) qui a fait un tabac lors de sa sortie il y a quelques années. C’est d’ailleurs la chanson qui fait office de marque de fabrique de Youcef Guerbas. Reprise par plusieurs autres artistes, à l’instar de Aït Hamid, cette chanson qui raconte une histoire d’amour personnelle, trouve une suite dans le nouvel album. Guerbas, ne semble pas oublier le cadeau mystérieux de sa dulcinée pour en faire un véritable feuilleton à l’eau de rose à travers les deux chansons interprétées.

    youcef guerbas 2011

    youcef guerbas 2011

    Dans cet album,  le quatrième dans la carrière de l’artiste, plusieurs thèmes se croisent à travers les huit titres écrits et composés par l’auteur. De l’amour à la déchirure, en passant par l’espoir et l’amertume, Guerbas a voulu crier, haut et fort, tout ce que ses semblables pensent tout bas. C’est le cas de Niya, qui se veut un hymne à la fraternité, Axir mitruhed en signe de soulagement après une dure séparation, ou bien Ierqiyi, où l’artiste ne sait plus à quel saint se vouer. Les autres titres de l’album, qui sera dés ce dimanche 29 mai dans les bacs, ne sortent pas du thème générique de Youcef Guerbas, à savoir le social. La sonorité de l’album, enregistré aux studios Solfège, appartenant au chanteur Moh Oubelaid, est le fruit d’un vrai travail d’orfèvre qui fera certainement plaisir aux mélomanes qui auront également à découvrir prochainement un clip de la chanson phare Lehdiya Iyededjid.

    L’album est désormais disponible  en écoute sur kbmusique.com : Youcef Guerbas 2011


  7.  » On ne va pas se taire ! « 

    by Musique kabyle

    Dans son bureau à Taourirt Moussa, Malika Matoub, la présidente de la fondation Matoub Lounes, brise le silence et répond aux questions de la Dépêche de Kabylie.

    Entretien réalisé par : Omar Zeghni et Tassadit Ch

    La Dépêche de Kabylie : 13 ans après l’assassinat de Lounes Matoub, vous intentez un procès contre les éditeurs et les producteurs, pourquoi un tel procès ?

    Malika Matoub : Tout simplement, je ne reconnais plus l’œuvre de Lounes, je constate une grave atteinte à l’intégrité de cette œuvre par rapport aux supports qui existent actuellement sur le marché. A titre d’exemple, il y a des changements de visuel, des compilations et des best off. Là-dessus, je sens qu’il y a une atteinte grave à l’œuvre du rebelle et à sa mémoire. A ce sujet, je pense que le 5 juin, la justice va faire son travail.

    Que reprochez-vous, exactement, aux éditeurs et autres producteurs ?
    Ces producteurs ont détourné complètement l’œuvre initiale de Lounes.

    C’est-à-dire ?
    Je vous cité à titre d’illustration, un album édité en 1982. Il ne peut pas prendre une photo d’un autre produit sorti en 87. L’artiste a choisi une configuration et elle doit y rester. On ne peut pas changer, au gré de je ne sais quoi, le visuel d’une cassette ou d’un CD. Le droit moral est inaliénable.

    Oui, mais les éditeurs estiment qu’ils ont tous les droits et que la famille Matoub n’est qu’héritière intellectuelle de l’œuvre du Rebelle.…
    Ecoutez, si on n’a pas le droit, eh Bien la justice leur donnera, à eux, ce droit. Vis à vis du public de Lounes, nous nous démarquerons de toutes ces modifications, si bien sur, la justice décide qu’ils ont le droit de galvauder cette œuvre.

    Donc, si on comprend bien, cette affaire n’à rien avoir avec l’argent ?
    C’est sur que ça a avoir avec le coté financier, parce que ces gens là, s’ils ont fait tout ce travail, c’est qu’ils avaient un but commercial. Ils ont reproduit illicitement l’œuvre de Lounes, ont changé le visuel, pour tromper les fans de Matoub et pour engranger, par la suite, une manne financière intarissable. En plus, si je reste dans leur logique, c’est-à-dire que la famille est détentrice du droit moral, et bien faisons valoir notre rôle de gardiens de la mémoire. On leur dit, aujourd’hui, stop, Matoub n’est pas un kleenex.

    Vous avez évoqué  » la clochardisation  » de l’œuvre de Lounes, qu’est ce qui vous pousse à faire un  tel constat ?
    Tout à fait ! Quand on voit, sur des albums de Lounes, de la publicité qui n’a rien avoir avec le produit, il y a sur certains CD des titres de films tel que  » Titanic « , des photos d’ordre privé qui sont commercialisés… c’est affreux ! C’est une atteinte grave à l’œuvre de Matoub, et sur ça, sa famille ne se taira jamais. On a l’impression que l’œuvre de Lounes est devenue malheureusement, un produit de basse gamme, alors qu’elle a son pesant d’or. Personne n’a le droit de l’altérer, il y a le respect de la mémoire.

    Oui mais la Fondation Matoub a adopté la même démarche, vous avez reproduit ses œuvres, imprimez des posters …
    Ce n’est pas la même chose ! Toutes les fondations du monde exploitent l’image des personnalités qu’elles défendent. Toutes ces fondations travaillent avec l’image des personnalités. Quand la fondation diffuse un poster de Matoub, est-ce que cela porte atteinte à sa mémoire? Non, mais bien au contraire, c’est  juste pour aller dans le sens du travail de mémoire que nous faisons. Cependant, les éditeurs et  producteurs, sont tenus à une certaine règle et image.

    Pourquoi alors attendre tout ce temps pour dénoncer  » la contrefaçon  » et la  » clochardisation  » de l’œuvre de Matoub Lounes ?
    Je n’ai pas attendu !  Nous avons, quand la saignée a commencé dans les années 2002-2003, interpellé les producteurs, par courriers avec accusés de réception, leur demandant une explication. Nous n’avons reçu aucune réponse de leur part. Suite à quoi, nous avons déposé une plainte, en 2005, pour faire valoir nos droits. Il aura fallu du temps pour voir, enfin, le procès programmé. De notre coté, on estime que nous avons fait notre travail à temps. À la justice maintenant de faire le sien.

    Malgré cela, certains estiment que vous-vous êtes effacés de la scène, un silence et une absence sur le terrain, pensez-vous que c’est la meilleure manière de défendre la mémoire du Rebelle ?
    Bien au contraire. Quand il s’agit d’événements qui concernent directement Lounes, la fondation organise et prend en charge l’organisation à travers tous les villages de la Kabylie. Nous n’avons jamais été absents sur le terrain.
    La fondation est présente, nous avons une équipe qui travaille et qui veille à l’accueil quotidien des visiteurs. Nous continueront à entretenir la mémoire du Rebelle, à classer les archives, établir les contacts avec le mouvement associatif. Il y’a aussi les manifestations qu’initient les associations, en collaboration avec la fondation, on y participe activement. Maintenant que ces actions ne soient médiatisées, là c’est une toute autre histoire. Quant aux actions de rue, si elles sont nécessaires, nous les ferons. Toutefois, pour le moment, on voit le pourrissement dans la région et nous ne voulons pas être de la mêlée.

    Récemment, l’association Tagmats, de Lyon, a dénoncé le saccage de plusieurs stèles érigées à la mémoire de Lounes, comment interprétez-vous ces actes de saccages ?
    Je ne trouve pas les mots pour qualifier ce genre d’actes ! Une chose est sure, Matoub continue de déranger. Si on s’en prend à des stèles érigées à sa mémoire, c’est que son message est toujours présent. Heureusement qu’il y a des associations, des jeunes et des comités de villages qui s’élèvent et dénoncent ce genre de sabotage et essayent, tant bien que mal, avec les moyens du bord, d’entretenir ces lieux dédiés à Lounès.

    Un appel aux autorités pour justement garder et entretenir ces lieux ?
    Je n’ai pas à leur faire appel. Où on reconnaît la grandeur de Matoub, comme c’est le cas à travers le monde, et je rappelle que neuf places et rues portent son nom, alors que dans son pays… Chacun doit assumer ses responsabilités. Je ne quémande pas à ce qu’on érige des stèles au non de mon frère. Lounes a sa place parmi les siens, et je crois que c’est le plus important.

    13 ans après son assassinat, le procès Matoub n’a pas eu lieu, peut-on connaître les éléments nouveaux du dossier ?
    Le procès, comme je l’avais dit sur les colonnes de votre journal, ressemble au tricot de pénélope. La fondation a présenté une liste de personnes à auditionner par le juge, jusque à  aujourd’hui, ça reste une lettre morte.

    Avez-vous été auditionnée après le dernier procès ?
    Pas du tout.

    Des sources évoquent, pourtant, une convocation que vous avez reçue du parquet
    Pas du tout ! Ce sont des allégations mensongères. Je n’ai reçu aucune convocation et je n’ai pas été auditionné par un quelconque juge. La dernière fois, ce fut le jour du procès et ça été reporté. Le juge a décidé de renvoyer le procès pour un complément d’enquête que nous avions qualifié de première, car le dossier est revenu à la case départ. Il est actuellement en instruction. On se retrouve, aujourd’hui, avec deux personnes, Chenoui et Madjnoune, qui sont en prison, je ne sais d’ailleurs pour quelle raison.

    Sur quelle base vous avez établi la liste de témoins à auditionner que vous avez remis au juge ?

    Pour faire éclater toute la vérité sur cet assassinat. Il y a avait des acteurs politiques et de la société civile qui se sont prononcés et ont dit beaucoup de choses, pour éclairer l’opinion et la justice, pour arriver à  » qui a tué Matoub, comment et pourquoi « , ces personnes, il faut qu’elles soient entendues par la justice car ces trois questions restent posées 13 ans après l’ignoble assassinat qui a ciblé mon frère.

    Aujourd’hui, estimez-vous que le procès prend beaucoup plus une tournure politique ?
    C’est sur qu’aujourd’hui, l’aspect politique a pris le dessus dans cet assassinat, car, qu’on le veuille ou non, c’est l’un des grands assassinats politiques dans ce pays.

    Qu’est-ce qui bloque, à votre avis, la tenue du procès ?
    Vous savez, les blocages, ils sont divers. Le premier, c’est qu’il faut qu’il y ait une volonté politique pour que la justice fasse son travail.

    Le président Bouteflika a déjà exprimé sa volonté de faire éclater la vérité, il a affirmé justement cette volonté politique…
    Oui, il l’a promis, et ça remonte à des années lumières. Il a promis de faire toute la lumière sur cet assassinat. Des années après, le constat qu’on fait, c’est que le seul procés politique en Algérie qui reste en suspens, c’est celui de Matoub Lounes. Donc tout est à faire.

    Aujourd’hui, estimez-vous que la classe politique a lâché l’affaire, la famille se sent-elle abandonnée dans sa quête de vérité ?
    Pas du tout ! Nous sommes soutenus plus que jamais. Je vois et je lis, par exemple, que beaucoup d’hommes politiques de la région évoquent, dans leurs meetings et sorties publiques, l’assassinat de Lounès. Une chose est sure, le procès Matoub est un dossier crucial. Pour qu’il y ait une avancée démocratique et un apaisement dans la région, il faudrait que le procès se tienne. Mais qu’il se tient sur des bases juridiques, tenant compte de tous les témoignages des acteurs politiques, des personnalités et des forces de sécurités. Aujourd’hui, on constate qu’aucune enquête n’a été menée et nous somme au point zéro.
    La justice n’a pas assez d’éléments. Si le procès se tient dans l’état actuel des choses, ça serait une parodie de justice, car beaucoup de choses n’ont pas été faites, à commencer par la reconstitution des faits. Il y a eu mort d’homme. Matoub a été tué sur la route de Tala Bounane.
    Il faut qu’il y ait reconstitution des faits en prenant compte des témoignages de Nadia (veuve Lounes), Ouardia et Farida, ce qui est normal. Les riverains doivent, aussi, être auditionnés, de même que les gendarmes qui exerçaient dans la région au moment des faits. Il y a aussi les personnalités politiques qui ont avancé des certitudes, à partir de là on pourra avoir un début d’enquête.

    Vous appelez donc à la libération des deux personnes, encore en détention ?
    J’ai toujours signé l’appel à la libération. Pour moi, on ne peut garder en détention préventive une personne, autant d’années sans jugement. Maintenant s’il y a d’autres chefs d’inculpation, qu’ils aient un procès équitable. Si c’est dans le cadre de l’assassinat de Lounes Matoub, je dirais, qu’on n’est pas encore arrivé aux auteurs.
    Ma mère et moi avons toujours refusé de nous constituer partie civile contre ces deux personnes. Si les assassins sont ailleurs, il faut les chercher et je crois que les assassins sont ailleurs.

    Vous avez subi des attaques de partout, estimez-vous avoir la force de continuer à lutter pour faire toute la lumière sur l’assassinat de Lounes Matoub ?
    Vous savez, même si j’ai été condamnée pour diffamation, je crois que ma volonté n’a pas été altérée pour ne pas continuer à clamer, haut et fort, toute la vérité sur l’assassinat de mon frère.
    Que toute personne impliquée de prêt ou de loin par des propos ou des actes, soit auditionnée par la justice, qu’elle donne des clarifications. Je peux être condamnée, mais une chose est sure, je persiste et je signe, je demande à ce que la justice dise clairement qui a tué mon frère. Ce n’est pas aux voies autorisée ou aux voix politiciennes de me le dire. Ces voix, qu’elles se taisent à jamais !

    A.Z.  / T.Ch.


  8. Takfarinas 2011 Lwaldine

    14 mai 2011 by Musique kabyle

    Voici en exclusivité quelques extraits du nouvel album de Takfarinas 2011 Lwaldine :

    Takfarinas 2011 Lwaldine sur kbmusique


  9. Écoutez l’album Moumouh 2011

    10 avril 2011 by Musique kabyle

    Voici enfin sa sortie sur KB musique , l’album de Moumouh 2011 Arebi est désormais disponible en écoute : Cliquez ici !

    moumouh 2011

    Moumouh 2011 Arebi


  10. Massi 2011 Koulchi Normal

    by Musique kabyle

    Massi 2011 Koulchi NormalPour un été qui va bouger !
    Le chanteur kabyle le plus aimé de sa génération  » Massi » nous revient avec un nouvel album 2011 , lui qui a commencé la musique alors qu’il n’était encore qu’étudiant (souvenez vous de son 1er succès « Fou de toi…

    Bahi Sa Rem Le chanteur kabyle le plus aimé de sa génération  » Massi » nous revient avec un nouvel album, lui qui a commencé la musique alors qu’il n’était encore qu’étudiant (souvenez vous de son 1er succès « Fou de toi » qui nous a fait dansé tout un été alors que le jeune homme était encore à sa 2ème année de lycée), les albums et les succès se suivent et ne se ressemblent pas. en 2009 Massi nous a sorti un album très Artistique en terme d’orchestration, de musique et de fond.

    Beaucoup le crois chanteur de profession, mais détrompez vous en plus d’être un passionné et un artiste complet, Massi est avocat…Sa passion a fait ses preuves sur son album  » Ydhem », un album 100% artistique sur plusieurs points de vue orchestration, fond, musique, voix, paroles, instruments, en 2011 il nous revient avec un album très festif sur lequel nous danserons tout l’été « Koulchi Normal » est un album de 8 titres qui traite d’amour qui parle de femmes et qui traite surtout de sujets sociaux…Joindre l’utile à l’agréable : un album qui fait bouger mais avec des messages et des chansons un texte, un pari relevé !

    MASSI 2011 – Koulchi Normal
    1. Wallah Ar Hamlaghkem
    2. Koulchi Normal
    3. Scenario
    4. Akagui Koulass
    5. Thidzayriyin
    6. El Ghorva
    7. A Thahnintiw
    8. Avrir

    Paroles (Ben Ali), paroles Thanmirtiw (Arezki), Musique par Massi

    Pour écoutez l’album Massi 2011, cliquez ici et pour les autres albums de Massi, veuillez visiter notre partenaire officiel kb musique !

    Source : Bahi Sa Rem